Je souhaite ici témoigner de la maladie de Lyme et parler de ce qui m’est arrivé depuis une dizaine d’années.
Au départ, tout allait bien. Un jour de l’année 2001, je me mets tout à coup à souffrir des yeux. Ne plus voir clair – ou presque plus – me rend fébrile. Le médecin consulté diagnostique une uvéite, une inflammation de la cornée accompagnée d’une baisse de l’accuité visuelle. La seule chose à faire, me dit-on alors, ce sont des piqûres de cortisone qui me calment certes, mais qui n’empêchent pas l’uvéite de revenir.
Vous avez dit « malade » ?
De problèmes en problèmes, je suis amené à consulter un rhumatologue à l’hôpital. Le spécialiste me dit, entre autres, que mes problèmes oculaires sont en relation avec une maladie dont je souffre selon lui, appelée « spondylarthrite ankylosante » (SPA). Au fur et à mesure que les années passent, cette maladie me pose de plus en plus de problèmes : difficulté pour marcher, maux de dos terribles – surtout la nuit. C’est à en pleurer comme un gamin tellement je souffre, je peux de moins en moins bouger. Les arrêts maladie se succèdent.
Ma femme – grand merci à elle car elle a connu des jours noirs sans jamais se plaindre – m’aide dans tous les gestes du quotidien : à me lever, à m’habiller, à me laver, à me conduire chez les médecins…
Pour la Sécurité Sociale, je ne suis pas malade, je peux et dois travailler normalement : merci à elle. Merci également aux médecins qui ne veulent pas croire ce que je leur décris, me prenant pour un fabulateur et un fou. Ne pas être entendu, ne pas être accompagné, pire, être renié, c’est très dur de vivre cela.
Je vais chez le rhumatologue tous les mois, subissant toujours le même traitement anti-inflammatoire, la cortisone me soulageant parfois un peu. Bien sûr, avec la prise de tous ces médicaments, je commence à avoir mal à l’estomac, aux intestins, etc.
Traitement toxique
Le mal empirant et étant de plus en plus présent, le rhumatologue me propose un nouveau traitement : l’Humira ®. C’est une injection à faire soi-même dans le ventre tous les quinze jours. Au début du traitement, je le reconnais, cela me fait grand bien. Malheureusement, ça ne dure pas. Au fil des mois, de nouvelles douleurs apparaissent dans les jambes, les genoux, les pieds. Je regarde de plus près ce qu’est l’Humira ® : c’est un véritable poison. Les effets indésirables sont nombreux (j’en ai compté cent vingt-sept) et très graves.
Un jour de novembre 2010, je fais la connaissance de Judith Albertat. Je suis dans un état épouvantable, ballotté entre les médecins et l’hôpital. Plié en deux, je ne peux presque plus marcher. Mon cerveau ne fonctionne pas bien non plus, je suis dans le brouillard le plus complet. Elle me conseille de faire faire une prise de sang que l’on envoie à Strasbourg au laboratoire Schaller. Le résultat revient très positif car la maladie de Lyme est très présente et en évolution.
Un rendez-vous avec le Dr R. (que m’indique Judith) est immédiatement pris, et, en février 2011, le traitement commence. J’arrête peu à peu de me traiter avec l’Humira, et à partir de là, je vais beaucoup mieux. Au bout de six mois, je n’ai presque plus mal aux jambes ni mal au dos : quel bonheur !
Cela fait un an que je me soigne contre la maladie de Lyme, mes nombreux autres symptômes ont pratiquement disparus et je vais dans l’ensemble bien, maintenant.
Merci à tous ceux qui m’ont fait retrouver la joie de vivre : Judith, le Dr R. qui me suit tous les mois, et merci à ma femme qui m’a aidé et m’aide encore.
Ces mots écrits ici sont le reflet de ma douleur, mais aujourd’hui, ces mots sont celui de mon bonheur et de MA GUERISON.